Interview de Jean-Paul Delfino

 

 

 

Jean-Paul Delfino, pouvez-vous parler un peu de vous ? Comment en êtes-vous venu à prendre la plume ?

J’ai pris la plume, à moins que ce ne soit l’inverse, car je ne savais rien faire d’autre. Je ne sais pas si je sais écrire. Mais je sais que je ne sais pas ne pas écrire. Des formules alambiquées, certes. Mais il me semble que, si nous sommes de passage, c’est pour donner. Aussi, chacun donne comme il le peut. Et il n’y a pas plus de grandeur à être un manieur de plume qu’un menuisier, un boulanger ou un professeur. Me définir est très complexe. Disons qu’écrivain-voyageur me convient.

Vous avez publié Les Pêcheurs d’étoiles, un roman nous transportant dans le Paris des années vingt, en compagnie de nombreux artistes. Comment avez-vous eu l’idée de cette histoire ?

Les Pêcheurs d’étoiles fait partie des livres qui s’imposent, pas de ceux que l’on va chercher. L’histoire serait trop longue à raconter ici. Mais le choix de Cendrars et de Satie, lui, ne doit rien au hasard. J’aime les gens qui ne se haussent pas du col, les rêveurs impénitents, les combattants des causes perdues, les Dom Quichote, les Candide, les Jacques, les Lazarillo. Ils sont de ma famille littéraire, comme les Brassens, les Brel, les Gabin, les Depardieu ou les Lino Ventura peuvent l’être aussi, dans leurs domaines respectifs.

Accepteriez-vous de révéler une exclusivité quant à vos projets d’écriture ?

Les Voyages de sable vont sortir en septembre prochain. C’est le fils naturel des pêcheurs d’étoiles et, en même temps, c’est un roman différent. Sans doute meilleur. Actuellement, je travaille sur les véritables raisons de la mort d’Émile Zola. Assassiné, sans l’ombre d’un doute. Mais par qui ? Pourquoi ? Et qu’est-il passé dans l’esprit de cet écrivain génial, au moment de quitter la vie ? L’affaire Dreyfus et les Rougon Macquart ? Ou les moineaux qu’il attrapait sur le bord de la fenêtre et qu’il faisait rôtir, au temps de ses années de misère ? Ses voyages de triomphe en Angleterre et en Italie ? Ou la sensation troublante d’aimer pour la première fois une aérienne inconnue ? Le château de Médan ? Ou la peur qui le saisit, à la remise de chacun de ses manuscrits ?

Si vous aviez un livre à conseiller, celui qu’il faut, selon vous, avoir absolument dans sa bibliothèque, lequel serait-ce ?

Un livre à absolument avoir dans sa bibliothèque ? Celui que vous voudrez, mais, par pitié, que ce soit un livre qui vous émeut !

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6 Commentaires

  1. J’aime beaucoup l’interview ! mais tu devrais poser plus de question 😉
    J’aime bien la réponse de l’auteur à ta dernière question 🙂

    Alors si tu aimes ce genre de roman je te le conseille sans hésitation !!

    • Je ne voulais pas poser trop de questions pour ne pas être assommante pour le lecteur, ni prendre trop de temps à l’auteur qui a la gentillesse de me répondre 🙂

  2. j’ime bien aussi la réponse à ta dernière question. Les bibliothèques sont les plus belles chez tout le monde

  3. Je suis d’accord, sa réponse à la dernière question est fantastique. En tout cas je ne connaissais pas cet auteur, et j’ai maintenant envie de le découvrir.

  4. Il y a plus qu’à ! 🙂

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