Le Verger de marbre, Alex Taylor

 

 

 

Quatrième de couverture

En plein Kentucky rural, la Gasping River déploie son cours au milieu des falaises de calcaire et des collines. Un soir où il conduit le ferry de son père sur la rivière, le jeune Beam Sheetmire tue un passager qui tente de le dévaliser. Mais sa victime est le fils de Loat Duncan, un assassin sans pitié. Toujours accompagné de ses chiens menaçants, Loat est lui-même porteur d’un lourd secret concernant le passé de Beam. Aidé par son père, le jeune homme prend la fuite.

 

Je l’ai lu, et voici ce que j’en ai pensé…

Depuis sa sortie en 2016, j’ai souvent entendu parler du Verger de marbre, et ses lecteurs ne tarissaient pas d’éloges à son sujet. Sa parution en format poche était donc l’occasion idéale de le découvrir, et je ne regrette pas de m’être plongée entre ses pages.

Il s’agit là d’un ouvrage très intense, à l’ambiance relativement sombre, qui vous captive dès les premières pages, que ce soit par les personnages en présence, les descriptions des paysages et de la nature, ou encore le lieu où se déroule l’histoire, qui dépaysera beaucoup le lecteur.  En effet, ce lieu relativement reculé où prend place l’intrigue est extrêmement important, et j’ai presque envie de dire qu’il est aussi important que les protagonistes mis en scène.

Beam est un jeune adulte ayant une histoire familiale complexe, qui est contraint de fuir pour échapper au caïd local, dont il a tué le fils, qui est sur ses traces. L’empathie que le lecteur peut ressentir pour Beam est loin d’être immédiate, puisque dans un premier temps, il apparaît comme un individu quelque peu benêt. Néanmoins, au fur et à mesure de notre lecture, nous allons nous attacher à lui, et trembler pour lui. Loat Duncan, ledit caïd, apparaît comme son exact opposé, et on le considère rapidement comme une vraie ordure, une brute épaisse. Pourtant, il a lui aussi quelque chose de fascinant, à l’image de chacun des personnages que nous allons croiser dans ce récit, même lorsqu’ils n’ont qu’un rôle secondaire. Qu’ils soient du côté des “gentils” ou des “méchants”, chacun parviendra à être touchant d’une façon ou d’une autre.

L’écriture d’Alex Taylor est très fluide et travaillée – il faut donc saluer ici le travail remarquable du traducteur. Son style est tantôt poétique, tantôt plus percutant et incisif : il peut en effet être relativement cru quand cela se justifie, mais il n’y a jamais de vulgarité gratuite. Chacun des choix de l’auteur se justifie. Il mélange ainsi plusieurs genres : tragédie, thriller, roman noir…

Que ce soit sur le fond ou sur la forme, Le Verger de marbre est une franche réussite et une plongée en enfer dans cette Amérique profonde qui résonnera encore longtemps en vous une fois le livre refermé.

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Un Commentaire

  1. Je ne sais pas si je lirais un jour ce roman… Autant le résumé me tente pas trop mais ton avis me donne tout de même envie de le lire… donc je sais pas… lol
    Le principal c’est qu’il t’ai plu !

    Oui c’est vrai que je m’attendais vraiment à quelque chose de mieux… Après lis le si tu en a l’occasion peut-être qu’il te plaira 🙂

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