David Bowie n’est pas mort, Sonia David (Lu par Micky Sebastian)

 

 

Quatrième de couverture :

« Ma mère est morte. Mon père est mort. David Bowie est mort. Ce ne sont pas uniquement de mauvaises nouvelles. »
À un an d’intervalle, Anne, Hélène et Émilie perdent leur mère, puis leur père. Entre les deux, David Bowie lui aussi disparaît. Dans l’enfance d’Hélène, la « sœur du milieu », le chanteur a eu une importance toute particulière, dont le souvenir soudain ressurgit. Alors, elle commence à raconter… Sur les thèmes inépuisables de la force et de la complexité des liens familiaux, de la place de chaque enfant dans sa fratrie, voici un roman d’une déconcertante et magnifique sincérité.

 

Je l’ai écouté, et voici ce que j’en ai pensé…

Souhaitant continuer ma découverte des livres audio et ayant déjà entendu parler de ce livre, notamment sur le blog de Marinette, je me suis laissée tenter par ce roman relativement court. Et malheureusement, je dois reconnaître que je n’ai pas été emballée par ma lecture.

Hélène, la narratrice, est une femme sans enfant, ayant une bonne cinquantaine d’années. À un an d’intervalle, elle va devoir affronter la mort de sa mère, puis celle de son père. Fille de parents divorcée, elle a deux sœurs, Anne (l’aînée) et Émilie, ainsi qu’une demi-sœur. Nous allons donc découvrir deux manières relativement différentes d’appréhender la perte d’un être cher, puisque le récit, découpé en trois parties, nous relate tout d’abord le décès de cette mère qu’Hélène traitait volontiers de connasse lorsqu’elle parlait d’elle, puis celui de son père, qu’elle compare à une « mère juive » tant il était présent et attentionné, et nous allons assister à certains souvenirs d’enfance, permettant de faire une conclusion sur cette fratrie souvent en désaccord.

Les choses ont plutôt mal commencé, puisque je ne me suis pas attachée à Hélène, la narratrice. Je n’ai pas réussi à ressentir de l’empathie pour elle malgré le double deuil qu’elle traverse, tant son discours peut être discordant : par exemple, elle reconnaît ne pas aimer sa « connasse de mère », tout en éprouvant une certaine peine qu’elle soit partie. Nous allons assister au décès de la mère, puis aux préparatifs des funérailles, ainsi qu’à l’héritage. Le procédé est répété pour son père, environ un an plus tard. Et même si elle semble plus proche de ce dernier, elle retrace tout cela avec beaucoup de distance, voire de froideur, ce qui rend le tout un peu glauque. L’auteure revient sur quelques souvenirs familiaux, mais sans parvenir à m’émouvoir, tant j’ai pu être mal à l’aise face à la manière dont tout cela était relaté, bien que l’écriture soit plutôt fluide et agréable.

Quant à David Bowie, il n’est que très brièvement évoqué, car la mort de ce chanteur permet à Hélène de se remémorer son enfance avec Anne. J’avoue que c’est sans doute la mention de David Bowie qui m’a poussée à découvrir ce livre. Très sincèrement, j’ai le sentiment que son nom n’a été qu’utilisé pour le mettre en avant dans un titre qui attire l’œil, et sans lequel je ne me serais probablement pas penchée sur ce récit – oui, je le reconnais, j’ai un peu l’impression de m’être fait tromper sur la marchandise, ce qui ne m’aide pas à revoir mon jugement à la hausse.

Par conséquent, je ressors déçue de cette lecture, et même si je sais qu’il a plu, il n’a pas trouvé son public avec moi…

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8 Commentaires

  1. Mince compliqué mais je comprends. Je ne connaissais pas celui ci

  2. Zut, je l’avais vu passer mais pas encore lu de chronique à son sujet. Et très franchement, jusque-là il me tentait bien. Mais du coup, avec ton avis très très mitigé, je ne suis pas sûre de le lire au final.

  3. Ah c’est dommmage… pourtant le résumé laisser penser un roman intéressant ou la musique avait bien sa place… c’est dommage qu’elle ne soit pas plus présente…
    j’espère que ta prochaine lecture sera meilleure en tout cas

  4. Comme toi, l’évocation de David Bowie m’avait attirée, mais j’ai vite renoncé à le lire en comprenant, grâce à des chroniques comme la tienne, qu’il n’était qu’un effet d’accroche dans le titre, dommage…
    Merci pour ton avis intéressant et objectif 🙂

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