En attendant Bojangles, Olivier Bourdeaut (lu par Louis Arène)

 

 

Quatrième de couverture :

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur Mr. Bojangles de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères. Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.

 

Je l’ai écouté, et voici ce que j’en ai pensé…

En attendant Bojangles ayant été couronné de nombreux prix littéraires, j’imaginais être totalement séduite par cet ouvrage, pour lequel les avis des blogueurs sont quasiment unanimes également. Ayant envie de poursuivre ma découverte du livre audio, je me suis dit que ce court roman serait donc parfait. Malheureusement, ce ne fut pas vraiment le cas.

Tout d’abord, il faut savoir que les personnages mis en scène dans cette œuvre sont pour le moins loufoques. À titre d’exemple, la mère de famille change de prénom tous les jours, revêtant ainsi quotidiennement une nouvelle identité. Elle déplore les absences de son mari dues à son travail, et choisit de déscolariser son fils, plus ou moins sur un coup de tête. Ces parents qui sont plus ou moins alcooliques mènent une vie de bohème, décidant par exemple de ne jamais ouvrir le courrier, ou organisant des dîners plusieurs fois par semaine, auxquels ne déroge jamais leur ami sénateur, surnommé l’Ordure.

Entre la France et l’Espagne, le père et le fils prendront tour à tour la parole en tant que narrateurs. Le fils, dont on ignore le prénom, semble vouer un amour sans borne à sa mère, et lui pardonne volontiers son comportement farfelu, qui l’amuse le plus souvent. Mais en grandissant, il commencera à l’inquiéter. Là aussi, la question de la temporalité est un peu floue, car si on voit que ce garçon évolue dans son raisonnement, on a peu d’indices sur son âge – on sait seulement que les parents s’entretiennent avec sa maîtresse avant qu’il ne soit retiré de l’école. Le père a, quant à lui, une vision plus objective de la situation, mais il semble se mettre des œillères afin de protéger son épouse.

Malheureusement, le côté loufoque de ce roman n’est pas parvenu à me séduire. Il m’a parfois fait penser à L’Écume des jours de Boris Vian dans son approche. Et si je ne peux nier le talent indéniable de cet auteur, ce n’est pas le genre de livres que j’apprécie. Je ne suis donc pas vraiment entrée dans l’histoire, face à laquelle je suis restée spectatrice sans ressentir de réelle empathie pour cette famille. La fin de l’ouvrage m’a davantage émue, et je ne peux que souligner la qualité de poète d’Olivier Bourdeaut. C’est sans conteste un bon livre qui mérite les éloges dont il est l’objet, mais il n’était pas fait pour moi…

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16 Commentaires

  1. Ah ça me fait plaisir, je ne suis pas la seule à ne pas avoir accroché avec ce roman. J’ai fait sensiblement la même critique que la tienne et je ne lirai probablement pas son second roman.

  2. Quand les avis sont tous élogieux je me méfie parfois parce que je suis facilement déçue. Désolée que ça n’ait pas bien marché… Je ‘ai vu passer c’est vrai mais j’avoue que je n’ai pas tenté.

  3. J’avoue que j’ai un a priori sur ce livre, j’en ai trop entendu parler et j’ai peur d’être déçue.. en plus tu parles du côté loufoque, j’ai aussi peur que ça soit trop pour moi!

  4. ha en lisant le résumé et ta chronique, je pensais justement à L’écume des jours. Pas du tout mon truc. Je passe mon tour 😀

  5. Je ne connais pas du tout ce livre… C’est dommage par contre qu’il ne t’ai pas plu mais bon on peut pas toujours lire de super roman…
    Par contre moi j’aime bien les livre audio je trouve que c’est une autre façon très différente de découvrir des romans.

    Pour le chat qui a tout vu j’ai été assez surprise de l’histoire et finalement à la fin malgré quelques petits bémols j’aurais bien envie de retrouver ce duo assez original !!

  6. J’aime beaucoup ta critique. Mitigée pour ton goût de lectrice, mais reconnaissant de vraies qualités au récit. Bravo!

  7. Très joli billet qui exprime bien ton ressenti 🙂
    pour ma part j’ai tellement aimé!!! Je vais bientôt lire l’adaptation BD 🙂

  8. Personnellement, j’ai beaucoup aimé mais c’est vrai que j’en attendais tellement suite aux chroniques dithyrambique que l’on a pu voir à peu près partout ce que je pensais que ça allait être un cran au-dessus. Pour ma part, je ne dirai donc pas que c’était une déception mais en tout cas ce n’était pas aussi bien que ce que j’aurais espéré. Et je comprends tout à fait qu’on puisse ne pas adhérer à ce genre de récit.

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