54 minutes, Marieke Nikjdamp

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

10 h 08 – KEVIN : Mec, il se passe quoi ? Réponds-moi !
10 h 09 – SYLVIA : Tyler est revenu.
10 h 11 – MATT : Claire j’ai trop peur. Il tire sur les gens. Qu’est-ce que je fais ? CLAIRE DÉCROCHE S’IL TE PLAÎT !
10 h 27 – AUTUMN : Ça ne peut pas être vrai. Ça ne peut pas être Ty. Ça ne peut pas être mon frère.
10 h 30 – TYLER : : Aujourd’hui vous m’appartenez tous. Aujourd’hui vous allez m’écouter.

 

Je l’ai lu, et voici ce que j’en ai pensé…

Suite à divers avis sur Internet, notamment la très élogieuse chronique des Lectures de Marinette, j’avais très envie de découvrir à mon tour 54 minutes.

Je m’attendais à quelque chose de percutant, qui me clouerait sur place et que je ne pourrais pas lâcher, qui me ferait vider une boîte de Kleenex et passer par mille et une émotions. Oui, j’espérais beaucoup de ce récit, et sans doute bien trop. À n’en point douter, 54 minutes de Marieke Nijkamp est un roman de qualité qui nous amène à nous poser certaines questions – notamment celle du libre port d’armes dans certains pays des États-Unis. Dans ce livre, nous sommes dans une petite ville de l’Alabama, une tuerie va être perpétrée dans le lycée d’Opportunity, et c’est un des élèves qui va ouvrir le feu sur ses camarades et professeurs, alors que presque toute l’école est rassemblée dans l’auditorium.

L’histoire se déroule dans un espace temporel de 54 minutes, comme l’indique le titre, et nous allons suivre ce massacre selon le point de vue de plusieurs protagonistes, situés dans des lieux différents. Le forcené qui tient en joue les étudiants et le personnel enseignant leur reproche leur manque d’attention à son égard et son isolement. Par ailleurs, sa vie familiale est loin d’être un long fleuve tranquille, et il n’a nulle part où se réfugier, aucun endroit où il se sent bien. Parmi ceux retenus prisonniers, il y a Autumn, sa sœur, Sylvia, la petite amie de cette dernière, ou encore Matt, le jeune frère de l’ex-petite copine du preneur d’otages. Il va ôter et blesser un grand nombre d’individus avec une terrifiante froideur, et rien de ce que pourront dire les élèves ou professeurs ne pourra apaiser la rage qui le consume.

Malheureusement, il m’a semblé que l’auteure en faisait un peu trop par rapport à ses principaux protagonistes. Tous vivent des drames terribles : décès d’une mère, amnésie d’un parent, maladie lourdement handicapante, enfant battu, alcoolisme… J’ai trouvé que c’était trop et que l’on tombait dans le pathos. Je pense que si Marieke Nijkamp avait mis en scène deux ou trois personnages malmenés par la vie, cela aurait été plus crédible. Par ailleurs, je suis restée dubitative quant à la fin de ce récit. Il m’a semblé qu’il manquait quelque chose, un épilogue plus complet nous permettant de prendre connaissance de la situation quelques mois plus tard, nous expliquant ce que sont devenus les survivants et les blessés, mais aussi comment ils ont surmonté cette terrible épreuve.

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16 Commentaires

  1. Contente que tu l’aies lu 😉 Je partage ton avis sur le fait que l’autrice en a un peu trop fait concernant les drames personnels des personnages. Autrement, c’est une lecture qui m’a vraiment marqué.

  2. C’est vrai que j’ai beaucoup entendu parler de ce roman et c’est toujours délicat pour le coup quand on en attend beaucoup…

  3. Ta chronique est mitigée, mais est très réussie car elle me donne envie de découvrir ce roman et me faire ma propre idée. Je l’ai vu sur la blogosphère et il m’interpelle.

  4. ho dommage, je pensais que ce serait un très bon livre. Mais du coup si je le lis un jour, je saurai à quoi m’en tenir.

  5. Il a l’air intéressant mais j’ai un peu peur que l’auteur en fasse trop :/

  6. Ah dommage, je ne pense pas que je le lirai. J’ai du mal à lire sur ce genre de sujet :/
    Bises
    Kin

  7. Ah il l’air pas mal .. mais en effet rassembler autant de problèmes d’étudiants dans un même roman c’est un peu trop tu as sans doute raison.
    En tout cas l’idée a l’air intéressante. Je le note si j’ai l’occasion de le lire.
    Par contre je me demande si c’est pas quelque chose qui est vraiment arrivée.. L’idée de départ une tuerie dans un auditorium me dit quelque chose… Mais peut-être que je me trompe..

    Oh ça me touche vraiment ! je suis contente que mes chroniques te donnent envie de découvrir les livres.
    Love murder est vraiment super j’ai beaucoup apprécié l’univers de l’auteur. Je sais pas si tu aimes lire les romans dans l’ordre mais il y a Leçons d’un tueur (que j’ai chroniqué aussi) avec la même enquêtrice. Par contre ce n’est pas la suite, c’est juste le personnage principal qui est le même.

  8. Je ne sais pas si c’est inspiré d’un fait réel ou non…
    Mais tes chroniques sont top, normal qu’elles donnent envie 🙂

  9. C’est dommage qu’il n’ait pas été à la hauteur de tes attentes! C’est vrai qu’il est super tentant! ça m’intrigue un peu cette histoire! 😉

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