Interview de Paul Ivoire

 

 

 

 

Paul Ivoire, pouvez-vous parler un peu de vous ? Comment en êtes-vous venu à prendre la plume ?

J’ai toujours écrit sous différentes formes, mais j’ai terminé mon premier roman en 2005. C’est le genre qui me correspond le mieux, car il permet de raconter des histoires. J’ai pris la résolution de me lancer pendant les fêtes de Noël 2004, après avoir terminé la lecture des quatre premiers volumes d’Harry Potter. Mon projet était un peu fou, car j’ai décidé de rédiger directement une tétralogie pour adolescents et jeunes adultes, que j’ai terminée depuis, mais qui reste pour le moment dans un tiroir. Ont suivi plusieurs romans jeunesse, dont la trilogie Poules-renards-vipères, publiée chez Poulpe Fictions (2017-2018), et trois romans plutôt destinés aux adultes, dont À chacun son rêve, publié chez Anne Carrière en 2017, douze ans donc après avoir pris la plume. J’ai pu écrire tous ces livres grâce à mon épouse, qui m’a permis de rester à la maison afin d’élever nos quatre enfants. Sans elle, je n’en serais pas là aujourd’hui.

 

Vous avez publié À chacun son rêve, un roman contemporain relatant l’histoire d’un homme qui remporte l’Euromillions. Comment avez-vous eu l’idée de cette histoire ?

Le roman est issu d’un concours, que je n’ai pas remporté. Il fallait s’inspirer d’une citation de Marcel Pagnol, également attribuée à Mark Twain : « Tout le monde savait que c’était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l’a fait ».
J’avais depuis longtemps l’idée de mettre en scène les habitants des campagnes – dont la mienne –, car c’est une source d’inspiration inépuisable. Afin d’éviter les ennuis, j’ai inventé un village et j’ai volontairement délocalisé l’action près d’Alésia. L’arrivée de Sylvain Balmont, millionnaire parisien, dans ce milieu hostile, ne pouvait donner lieu qu’à une suite de quiproquos. Il me paraissait également intéressant d’inverser le rapport riche/pauvre. C’est un SDF qui fait gagner l’Euromillions à Sylvain Balmont. Cela le rend particulièrement redevable.

 

Accepteriez-vous de révéler une exclusivité quant à vos projets d’écriture ?

Sans difficulté. Je travaille en ce moment sur deux projets différents, l’un en jeunesse, l’autre en adulte, sans aucune certitude quant à leur publication, mais ça ne me gêne pas puisque je fonctionne de cette façon depuis longtemps. Pour le projet adulte, j’ai fait une rencontre extraordinaire cet été : une ancienne cascadeuse professionnelle, organisatrice de spectacles, ceinture noire de karaté et clown. Sa vie est un roman, et je vais donc m’employer à la romancer…

 

Si vous aviez un livre à conseiller, celui qu’il faut, selon vous, avoir absolument dans sa bibliothèque, lequel serait-ce ?

Sans hésiter, Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke. Il s’agit d’une correspondance très riche et inspirante (1903-1908), entre le poète autrichien et Franz Xaver Kappus, un jeune homme de vingt ans, qui lui demande s’il doit se consacrer entièrement à l’écriture. Ce livre m’a été offert par un cousin que j’adore, lorsque j’avais dix-huit ans. Je l’ai relu plusieurs fois, signe qu’il occupe une place de choix dans ma bibliothèque.

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2 Commentaires

  1. Cela confirme mon envie de lire le roman ! Merci pour cette interview !

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