Trois filles en colère, Isabelle Pandazopoulos

   

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

1966, un vent de révolte commence à souffler sur le monde. À Paris, Suzanne l’insoumise étouffe dans une famille bourgeoise qui n’attend que de la voir bien mariée. À Berlin-Ouest, la timide Magda espère éperdument retrouver sa famille qui vit de l’autre côté du mur, à l’Est. Au même moment, dans une Grèce écrasée par la dictature, la farouche Cléomèna tente de gagner sa vie en faisant la servante alors qu’elle rêve d’université et de lecture sans fin. Dans cette Europe meurtrie, elles ont un rêve commun : tracer leur chemin, découvrir l’amour et devenir des femmes libres.

 

Je l’ai lu, et voici ce que j’en ai pensé…

Grâce à ma chère Cathy, qui avait déjà lu et adoré un ouvrage de cette auteure, j’ai repéré ce roman, et j’ai eu très envie de le découvrir. Les éditions Gallimard ont eu la gentillesse de me faire parvenir cet ouvrage en service presse, et je les en remercie vivement.

Trois filles en colère est un récit épistolaire, et les trois principales émettrices de ces lettres sont Magda, Suzanne et Cléomèna. Les deux premières sont cousines, et après avoir vécu quelque temps ensemble à Paris, Magda va repartir en Allemagne avec son père pour retrouver sa mère et ses frère et sœur, au grand désespoir de Suzanne, qui perd ainsi sa précieuse amie et confidente. Cléomèna va quant à elle quitter la Grèce pour Paris, sa patrie d’origine étant en proie à une dictature. Elles vont correspondre avec divers membres de leurs familles, leurs proches, et nous allons assister à leur évolution sur une période de trois ans.

J’ai trouvé ce roman très bien agencé dans sa construction : parmi les missives échangées, nous pouvons voir des photos, des extraits de journaux, ou encore de carnets intimes. Cela permet de découvrir plus en détail les lieux que les individus parcourent, ou de se faire une idée plus précise des événements relatés. De plus, l’auteure est parvenue à donner un caractère propre à chacun de ses protagonistes, qui transparaissent à travers les lettres. J’ai particulièrement apprécié Magda, qui a été séparée du reste de sa famille à cause du mur de Berlin. Suzanne m’a malheureusement semblé un peu superficielle, et Cléomèna n’est réellement présente que plus tard dans le récit. Quelques personnalités connues sont évoquées, comme Daniel Cohn-Bendit.

Secrets de famille et premiers émois amoureux sont également au rendez-vous. C’est dommage, car j’ai parfois trouvé que cela prenait trop de place – en particulier lorsque Suzanne prend la plume, puisque celle-ci s’intéresse beaucoup (trop ?) aux garçons, et étant donné le contexte, cela m’a laissée quelque peu dubitative. J’aurais voulu en apprendre plus sur le Paris de mai 68, ou encore sur la manière dont les Allemands vivaient alors qu’un mur séparait le pays en deux. Cet ouvrage aurait pu, à mon sens, avoir une approche plus intellectuelle. C’est ce que j’attendais, et même si j’ai beaucoup aimé lire ces correspondances, j’aurais sincèrement apprécié qu’Isabelle Pandazopoulos creuse davantage les aspects historiques de la fin des années soixante.

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2 Commentaires

  1. ca doit être bien avec les photos, les extraits, … Peut être que je le lirais un jour

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