Une seconde d’éternité, Fioly Bocca

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

Turin, de nos jours. Tous les soirs, dans son petit appartement, Anita s’installe devant son ordinateur pour envoyer un mail à sa mère restée dans sa région natale des Dolomites. Anita lui raconte son quotidien merveilleux, les préparatifs pour son futur mariage, lui parle de son travail dans lequel elle s’épanouit quotidiennement.
Et pourtant… La réalité est tout autre, car Anita raconte mensonge sur mensonge pour épargner sa mère gravement malade : elle lui cache que son travail dans une agence littéraire ne lui plaît pas du tout, et que son fiancé Tancredi est peu attentif, absent et refuse de s’engager. Ce fragile château de cartes s’effondre lorsqu’elle croise le regard d’Arun, un inconnu dont les yeux profonds percent la façade qu’Anita avait construite.
Qui est cet homme doux et rêveur qui aime la mer en hiver ? Anita, qui voudrait le tenir à distance, se sent irrésistiblement attirée vers lui…

 

Je l’ai lu, et voici ce que j’en ai pensé…

Lorsque j’ai repéré ce livre sur Internet, il m’a immédiatement fait de l’œil, de par les thèmes abordés et sa jolie couverture. Et j’ai eu beaucoup de chance, car les Éditions Denoël, que je remercie grandement, ont eu la gentillesse de me faire parvenir un exemplaire d’Une seconde d’éternité en service presse.

Cette œuvre, c’est avant tout l’histoire d’amour d’une fille pour sa mère, qui se rend compte que l’inéluctable arrive à grands pas, mais qui ne peut s’y résoudre. En effet, comment continuer à vivre sur cette Terre ou n’est plus celle qui nous a mis au monde ? Elle préfère donc faire croire à sa maman que tout va pour le mieux, et que celle-ci doit se battre pour assister à son mariage, pouvoir faire la connaissance de ses futurs petits-enfants… mais tout cela n’est que chimères. C’est aussi l’histoire d’une femme qui craint ce que lui réserve l’avenir, et qui jusque-là est restée dans un quotidien plan-plan avec un amour qui s’est éteint depuis longtemps, par peur des grands bouleversements que cela engendrerait. Mais parfois, une rencontre peut tout changer, d’autant plus si le hasard lui donne un petit coup de pouce – à moins que ce soit le destin ?

J’ai beaucoup aimé le personnage d’Anita, qui m’a beaucoup touchée dans ses failles. Certaines de ses réflexions sont vraiment percutantes et m’ont été droit au cœur, comme lorsque nous pouvons lire : « J’ai toujours pensé qu’il y avait une porte de sortie, mais où est-elle ? Je ne vois même pas d’issue de secours. » Car Une seconde d’éternité, c’est aussi une magnifique écriture, qui ne peut qu’émouvoir le lecteur, qui va accompagner Anita. Le tout est rythmé par une phrase que l’on retrouve à plusieurs reprises, et qui commence par « Si le Futur pouvait me téléphoner… », suivie de ce qui lui serait révélé. Cela revient tel un refrain qui donne du corps à ce roman, et qui montre le regard qu’a la narratrice sur son passé, assurant ainsi que si l’on connaissait l’avenir, on agirait parfois différemment… ou pas !

Cet ouvrage est un gros coup de cœur, une vraie pépite dont j’ai savouré chaque phrase. La plume de l’auteur est magnifique et m’a bouleversée. L’histoire oscille entre le drame et des moments plus légers, à l’image de la vie finalement. Cependant, Fioly Bocca ne tombe jamais dans le grotesque ou le pathos, tout est impeccablement dosé. J’ai sincèrement aimé ce livre, il m’a tant touchée que je pourrais remplir des pages et des pages de citations, de passages qui m’ont particulièrement plu. Une seconde d’éternité fut une magnifique découverte, et je le recommande à tous ! Un roman à lire absolument.

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10 Commentaires

  1. Ça a l’air d’être une très belle histoire. Je pense que je le lirai !

  2. Très jolie chronique ! ça donne envie de lire ce livre, bravo 🙂

    • Merci beaucoup. Et pardon de ne pas t’avoir répondu avant, WordPress t’avait mise en indésirable pour je ne sais quelle raison, et je viens tout juste de le remarquer.

  3. une belle découverte alors. Peut être que je le lirai un jour

  4. est ce vraiment dur avec la mère en train de mourir? as tu pleuré?
    ton article est super mais j’ai un peu peur du côté pathos…..

  5. Je suis contente que tu aies adoré ta lecture ! ça a été une super découverte pour moi aussi <3

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