Interview de Jean-Christophe Portes

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Christophe Portes, pouvez-vous parler un peu de vous ? Comment en êtes-vous venu à prendre la plume ?

En fait j’écris depuis très, très longtemps. J’ai écrit mon premier mini roman vers l’âge de dix, onze ans, je l’avais même illustré et relié. C’était un mélange entre Le Seigneur des anneaux, Histoire d’un conscrit de 1813 et Gulliver, et je ne l’ai jamais faire lire à personne. Ensuite, vers vingt ans, j’ai écrit plusieurs scénarios de long-métrage que j’ai un peu fait lire, mais sans plus. Par la suite mon métier m’a amené à beaucoup écrire, mais pas de la fiction, puisque j’étais journaliste. Vers 2004 je me suis vraiment lancé dans l’écriture, et j’ai mis onze ans à trouver la forme et le style. Mon premier roman a donc été publié il y a deux ans, à l’automne 2015 : L’Affaire des corps sans tête. Et grâce à lui, j’ai pu continuer à écrire.

 

Vous avez publié L’Affaire des corps sans tête, un roman policier se passant en 1791. Pourquoi ce choix ?

Je n’ai pas vraiment choisi, disons que ça s’est plutôt imposé à moi. D’abord j’ai toujours été attiré par l’histoire, les romans historiques, Alexandre Dumas ou Robert Merle. J’ai été un grand lecteur de polars historiques, Van Gulik (Le Juge Ti), et surtout Anne Perry. Au moment d’écrire, je me suis donc porté vers le polar historique sans vraiment réfléchir. Au départ, mon idée était de situer l’action à l’époque du Directoire, une période un peu délétère entre la Terreur et l’arrivée au pouvoir de Bonaparte. Et puis je me suis aperçu qu’il n’y avait pas de série ou de saga qui retraçait le cours de la Révolution. J’ai donc eu l’ambition de créer un héros jeune qui allait suivre la Révolution pas à pas, depuis la prise de la Bastille jusqu’à la Terreur, en essayant de faire revivre tous ces événements. En fait on croit que l’on connaît, mais pas du tout. Il s’est passé une infinité de choses, des trahisons, des retournements de situations, un décor incroyable pour des thrillers historiques. On est beaucoup plus proche d’House of Cards que d’Angélique marquise des Anges.

 

Accepteriez-vous de révéler une exclusivité quant à vos projets d’écriture ?

Je vais vous livrer une exclusivité : au début de l’année 2018, je vais publier un policier contemporain, dont le titre provisoire est Minuit dans le jardin de la vieille (un peu) folle. C’est un polar à la croisée de plusieurs genres : comédie policière, thriller et feel-good book (pardon pour l’expression !)

 

Si vous aviez un livre à conseiller, celui qu’il faut, selon vous, avoir absolument dans sa bibliothèque, lequel serait-ce ?

Voilà une question vraiment compliquée ! Je sèche un peu, mais je dirais que si vous aimez le polar et le thriller, vous ne pouvez pas vous passer d’au moins un Simenon et un Stephen King sur vos étagères. Ce serait le signe que vous n’avez pas TOUT lu.

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4 Commentaires

  1. Bon bah, c’est confirmé. Je dois lire ses romans…

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