Interview de Jérôme Loubry

 

 

 

 

Jérôme Loubry, pouvez-vous parler un peu de vous ? Comment en êtes-vous venu à prendre la plume ?

Dès le plus jeune âge, je me suis plongé dans les livres. Ensuite, vers 16 ans j’ai commencé à écrire des nouvelles avant de me plonger quelques années plus tard dans les romans. J’ai longtemps écrit en « secret », partageant rarement mes écrits. Puis, à force de « tu devrais l’envoyer » ou de « pourquoi tu gardes tout ça pour toi ? », j’ai envoyé mes manuscrits à quelques petites maisons d’édition. Enfin, il y a environ deux ans, j’ai décidé d’envoyer un titre à Caroline Lépée, alors directrice des Éditions de L’Épée. C’est ainsi que sont apparus Les Chiens de Détroit.

 

Vous avez publié Les Chiens de Détroit, un thriller plutôt sombre se passant à Détroit, une ville plus ou moins désaffectée. Pourquoi ce choix ?

Sous la notion de thriller, je souhaitais mettre en exergue des destins craquelés. La ville de Détroit s’est imposée immédiatement. Les personnages sont le reflet de la ville. C’était le décor idéal pour traiter de la violence, de la perte d’illusions, de la rédemption et de l’espoir vacillant. Les chiens symbolisent autant la chute des valeurs de la vie classique (famille, bonheur…) que l’errance qui en résulte. Ils ont aussi une importance cruciale dans Les Chiens de Détroit. Mais chut, les lecteurs le découvriront…

 

Accepteriez-vous de révéler une exclusivité quant à vos projets d’écriture ?

Actuellement je travaille sur un prochain thriller. Il sera certainement terminé pour 2018. Je suis également touché par l’affection qu’apportent les lecteurs à Sarah Berkhamp, l’un des personnages des Chiens de Détroit. Peut-être reviendra-t-elle un jour… mais pas dans le prochain.

 

Si vous aviez un livre à conseiller, celui qu’il faut, selon vous, avoir absolument dans sa bibliothèque, lequel serait-ce ?

Il ne s’agit pas d’un polar, mais d’un classique. Chacun de nous rencontre dans sa vie un livre qui vous change. Pour moi ce fut L’Étranger d’Albert Camus. D’aspect si simple, pas de longues phrases, pas de vocabulaire suffisant et hautain, mais des mots choisis qui dessinent avec virtuosité la psychologie et la tragédie d’un personnage.

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8 Commentaires

  1. bonjour
    je viens de lire l’entrevue avec Jérôme Loubry je vous remercie de nous donner l’occasion d’avoir un contact avec un auteur , pas vraiment attirée par les thriller pour des raisons que l’on invoquent souvent la peur, des descriptions de la société tres tres rudes, la façon de trucider , les meurtres d’enfants ou les tortures en bref!! des raisons qui n’en sont pas vraiment 🙂 je suis une chochotte point à la ligne 🙂 quoi qu’il en soit les entrevues avec les auteurs j’apprécient beaucoup parfois çà donne lieu a un revirement 🙂 Caryl Ferrey par exemple je suis preneuse merci

  2. Quand tu lis un livre qui est un coup de cœur, qu’ensuite tu lis une interview de l’auteur de ce roman et qu’en plus, tu apprends que l’année prochaine un autre roman de lui va sortir, ta journée, même si elle a mal commencé, ne peut que bien se terminer !

  3. j’aime beaucoup les interviews d’auteurs, j’en ai fait quelqu’unes aussi sur mon blog. C’est intéressant de découvrir la personne derrière les romans

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