Danser, Astrid Éliard

 

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

«On est tous si affamés de pirouettes et de sauts, qu’on danse en dehors des cours, dans les chambres, dans le hall, dans le jardin.»
Nanterre, école de danse de Paris. Chine, Delphine et Stéphane n’ont qu’un rêve : devenir les étoiles de l’Opéra Garnier. Avec beaucoup de grâce, Astrid Éliard nous entraîne dans un monde à part, où l’on vit en tutu et chignon pour les filles, en collant pour les garçons. Mais derrière cet uniforme, on découvre des adolescents comme les autres, préoccupés par les questions de leur âge et de leur époque.

 

Je l’ai lu, et voici ce que j’en ai pensé…

C’est mon amie Cathy, qui, ayant entendu parler de Danser, car il est en lice pour le Prix des Lycéens Folio 2017-2018, m’a proposé de le lire avec elle. J’ai accepté, et grand bien m’en a pris !

Grâce à Astrid Éliard, nous découvrons un univers quelque peu à part : celui de futurs danseurs étoiles de l’Opéra de Paris. Il s’agit d’une école élitiste, où seuls les plus brillants pourront espérer avoir un avenir dans le monde de la danse, et où le travail est leur leitmotiv. Si les professeurs sont durs pour que les élèves donnent le meilleur d’eux-mêmes, ils savent aussi trouver les mots justes quand cela s’avère nécessaire et s’adapter à la personnalité de chacun.

Nous allons faire ici la connaissance de trois adolescents, qui seront narrateurs chacun leur tour, chapitre après chapitre. Il y a tout d’abord Chine, treize ans, qui est originaire de Mulhouse et vit seule avec sa mère — d’ailleurs, dans leurs rapports, on se demande parfois qui est l’adulte et qui est la fille tant Chine doit prendre de nombreuses choses en charge. Pour elle, la danse est plus qu’une passion, c’est une évidence. Plutôt renfermée sur elle-même, elle intrigue les autres, mais les mets aussi quelque peu mal à l’aise. Elle va partager sa chambre avec Delphine, fille unique, qui vient de Montpellier. Fille adorée et surprotégée, elle encaisse difficilement sa séparation d’avec ses parents, et semble avoir besoin de briller et d’être entourée. Enfin, il y a Stéphane, qui vit a dix minutes de l’école, mais qui sera à sa demande en internat. Enfant compliqué, cadet de cinq garçons, il était tout aussi mauvais élève qu’élément perturbateur et avait du mal à s’épanouir au sein de la fratrie, jusqu’au jour où il a découvert la danse classique. Véritable révélation, il a alors changé du jour au lendemain.

J’ai beaucoup apprécié la façon dont Astrid Éliard aborde des problématiques adolescentes tout à fait ordinaires (premiers émois amoureux, séparation d’avec le cocon familial, etc.) dans un contexte particulier, nous permettant d’appréhender le quotidien et les sacrifices de ces peut-être futurs danseurs de ballet : ne surtout pas se blesser, travailler sans relâche, viser sans cesse l’excellence… Elle donne la parole à trois personnages aussi différents que complémentaires, qui vont beaucoup évoluer au cours de ce récit qui s’intéresse à leur première année scolaire.

J’ai donc beaucoup aimé ma lecture de Danser. Il n’y a pas de grand suspense ni de rebondissements incroyables dans cet ouvrage, mais ce n’est pas le propos. J’ai découvert aux côtés de Chine, Delphine et Stéphane une institution avec laquelle je n’étais pas familière, le tout porté par trois protagonistes chacun attachant à sa façon.

PS. Lecture commune avec Cathy, dont je vous invite à découvrir l’avis en cliquant ici.

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14 Commentaires

  1. Ce fut une chouette lecture !
    Dommage qu’elle ne plaise pas aux lycéens, en tout cas à mon fils et à ses ami(e)s

  2. Un blog tout neuf ?
    C’est le cas de dire  » Chouette » !

    Je ne connais pas du tout cette auteure.
    J’aime beaucoup la bannière et la mise en page de ton blog 🙂

  3. Un roman que je ne connaissais pas mais qui a l’air bien tentant!

  4. Très joli blog 🙂
    Bienvenue sur la blogo !

  5. Merci pour cette découverte 🙂

  6. Il me tente beaucoup et ton avis me confirme dans ce choix : direction ma wish list !

  7. Je ne connais pas du tout l’univers de la danse classique. Mais j’imagine très bien la dureté de l’enseignement. Merci de m’avoir fait découvrir ce livre. Et ta chouette est jolie aussi.

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